lundi 30 mars 2015

Ghannouchi, le terroriste modéré !

Il est réconfortant pour les tunisiens que des journalistes occidentaux commencent à dénoncer la supercherie de l' "islamisme modéré" des Frères musulmans, trouvaille de leurs gouvernants; et qui veulent imposer ces islamistes aux tunisiens en dépit des règles démocratiques !
R.B

Jacques Marie BOURGET

Ghannouchi, musulman "modéré" mais schizophrène notoire !
Dans sa dernière livraison au journal "le Monde", Rachid Ghannouchi, le chef du mouvement "Ennahdha" dont les ambiguïtés et les complaisances ont contribué à favoriser un salafisme violent, revendique l'étiquette de "musulman modéré". 

A Paris  les couloirs du métro sont tapissés de publicités pour des spectacles comiques. Une originalité dans cette floraison de drôleries, les « one man shows » montés par des « beurs » sont de plus en plus nombreux. Pour une fois que les opprimés prennent la parole, c’est tant mieux. Venu de Tunis, et vanté dans les colonnes du Monde, nous vient un nouvel humoriste qui devrait figurer aux côtés de ceux qui sont déjà sur scène, j’ai cité Rachid Ghannouchi, le leader du parti religieux Ennahdha. 
Le contenu de la « Tribune libre » qu’il vient de publier dans le quotidien de référence relève à la fois d’Ubu, de Ionesco, du Collège de Pataphysique ou de l’invention de l’œuf carré. Drôle, vraiment très drôle.

Ghannouchi, la rage des nouveaux convertis

Tel un cracheur de feu, Ghanoucchi jongle avec deux concepts qu’il assaisonne dans une même salade : « l’islamisme modéré et la laïcité modérée ». Ah, dira-t-on jamais assez la grandeur de « la laïcité modérée » ! Dites-moi, cher imam, vous reprendrez bien un doigt de laïcité ? Non ? La découverte doit en appeler d’autres, comme l’alcoolisme modéré, l’infidélité modérée, la cruauté modérée, la dictature modérée. Tout est bon dès qu’il est « modéré ».

Ainsi Ghannouchi à la tête d’Ennahdha entend refonder une Tunisie qui vient de lui échapper dans les urnes. Pour cela, la « réconciliation nationale » étant acquise, il nous décrit les « fondements », trois piliers de sa nouvelle sagesse :
- « Piloter la transition vers la démocratie en construisant et favorisant la rencontre et le travail des islamistes modérés et laïques modérés autour de l’intérêt national ».
- « La Constitution… garantissant l‘égalité des hommes et des femmes »
- « L’idée d’un gouvernement d’union nationale quels que soient les résultats des élections ».

Puisque le choix est fait de ne pas se préoccuper du verdict des urnes, pourquoi s'y rendre ? On perd du temps et on use ses souliers.

Entre amnésie et schizophrénie

Demandez donc le programme, voilà ce qui peut sauver la Tunisie mise sur le flanc par la gestion Ennahdha et achevée par l’attentat du Bardo.

Sans doute sa boite à outils était-elle trop pleine, Ghannoucchi n’a pas considéré comme un « pilier » la dure besogne qui consiste à reconstruire l’intérieur des têtes de centaines de milliers de tunisiens. Pourtant c’est ainsi que le sage entend « combattre le terrorisme ». 

Quel est le constat de notre si pieux guide ?  Que le terrorisme est né du « benalisme » qui a laissé prospérer dans les esprits une ignorance mère de la violence. En gros, c’est le fait de ne pas gaver les jeunes cerveaux du gentil catéchisme d’Ennahdha qui a conduit au goût du jihad…

Accusation étrange, même si Ben Ali, mérite toutes les peines. Naïvement nous avions pensé que l’arrivée démocratique d’Ennahdha au pouvoir, et la bride alors laissée sur le cou aux frères les plus turbulents, et très djihadistes, était une courte échelle faite au terrorisme. Alain Chouet, grand observateur du monde arabe et ancien haut responsable des services français, lui, n’y va pas par quatre chemins, il accuse aujourd’hui Ennahdha d’être directement responsable de la tuerie du Bardo… 

Alors les « fondements » d’Ennahdha…

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